Centre Thérapeutique Le Chemin
Le « Centre thérapeutique le chemin » est composé d’une équipe de 4 psychologues.
03/10/2026
Si vous n’osez pas dire à votre psychologue qu’il se trompe… il manque peut-être qqch d’important dans la relation...
Pcq on peut être un patient très agréable. Acquiescer. Suivre une piste. Répondre « oui, je vois ». Essayer l’exercice proposé et intérieurement penser :
« Non… ce n’est pas vraiment ça. »
Certaines personnes ont tellement appris à s’adapter aux autres qu’elles peuvent finir par s’adapter aussi à leur psychologue.
Et ça, je préfère le savoir.
J’aime qu’un patient puisse me dire : « Là, vous allez trop vite. », « Je ne suis pas d’accord. » Ou simplement : « Non. »
Parce qu’une bonne alliance thérapeutique ne se mesure pas uniquement à tout ce qu’une personne arrive à raconter.
Elle se voit aussi dans ce qu’elle se sent suffisamment en sécurité pour refuser.
Les travaux de Safran et Muran sur l’alliance thérapeutique ont d’ailleurs montré tout l’intérêt de ces moments de désaccord lorsqu’ils peuvent être reconnus et travaillés.
Et pour qqun qui a passé une partie de sa vie à éviter de déplaire, l’expérience peut aller bien au-delà de la consultation.
Dire à une personne : « vous pouvez me contredire », c’est facile.
Le plus intéressant arrive le jour où elle le fait vraiment… et découvre que la relation tient quand mm.
01/10/2026
Voici les groupes thérapeutiques de la semaine prochaine pour commencer le mois d'octobre 🍂
Nb : une rencontre d'accueil est demandée au préalable
30/09/2026
Voici le planning du mois d'octobre 🍁🌲
L'hydrothérapie revient ce mois-ci. Si vous souhaitez vous inscrire, il est indispensable de vous munir d'une prescription de kiné et de 2 vignettes de mutuelle.
Nb : une rencontre d'accueil est demandée au préalable
29/09/2026
Pendant longtemps, je me suis demandé pour quelles raisons nous avions une appétence à percevoir le négatif dans notre quotidien...
En fait, notre cerveau s'est structuré à travers l'évolution avec un biais de négativité omniprésent : pour assurer notre survie, il devait mémoriser instantanément le moindre danger ou échec potentiel.
Une micro-critique ou une tension est immédiatement captée par l'amygdale et gravée en mémoire explicite comme un signal d'alarme vital, tandis que les expériences d'apaisement, de sécurité ou de gratitude glissent sur nous sans laisser de trace durable...
Biologiquement, le système nerveux ne retient le positif que s'il est soutenu par une attention consciente. Laisser passer un moment agréable sans s'y arrêter ne suffit pas à réinformer nos circuits neuronaux ; pour dépasser ce mécanisme de défense primitif, nous devons transformer une simple sensation passagère en une véritable empreinte neurobiologique consciente.
C'est ici qu'intervient l'ancrage somatique : pour qu'une émotion positive s'inscrive réellement dans la mémoire à long terme et modifie la structure du cerveau (la neuroplasticité), il faut maintenir l'attention portée à la sensation corporelle pendant au moins 10 à 20 secondes continues (selon les travaux du Dr Rick Hanson, neurophysiologiste, psychologue et chercheur).
Lorsque vous ressentez de la gratitude ou de la sérénité, ne vous contentez pas de le penser mentalement : prenez le temps d'habiter cette sensation dans le corps : ressentez (savourez !) le relâchement des épaules, la chaleur dans la poitrine, la respiration qui s'allonge.
En prolongeant délibérément cet état somatique, vous activez la sécrétion d'ocytocine et de sérotonine, envoyant un signal clair au système nerveux que vous êtes en sécurité.
C'est cette imprégnation corporelle répétée qui reprogramme peu à peu votre paysage intérieur, rendant la sécurité et le bien-être progressivement plus accessibles au quotidien.
25/09/2026
Il y a des personnes qui ont appris à faire face à presque tout… toujours de la mm manière.
Quand ça devient difficile, elles contrôlent davantage. D’autres évitent. Certaines analysent tt, parlent beaucoup, se taisent complètement ou prennent sur elles.
Et souvent, ça a fonctionné.
C’est d’ailleurs probablement pour ça que le cerveau continue à utiliser cette stratégie (il abandonne rarement une recette qui lui a déjà sauvé la mise).
Le psychologue George Bonanno parle de flexibilité régulatoire : ce qui compte n’est pas tellement d’avoir une « bonne » manière de réagir, mais de pouvoir changer de stratégie en fonction de la situation.
Parler peut aider aujourd’hui et ne servir à rien demain. Tenir bon peut être nécessaire à un moment et devenir épuisant quelques mois plus t**d. Prendre de la distance peut protéger… ou finir par isoler.
Et c’est à ce moment que le travail en thérapie devient intéressant : pour améliorer la qualité de vue (entre autres) sans forcément supprimer nos anciens fonctionnements, mais comprendre quand ils nous aident encore et quand ils nous enferment…
Et surtout développer d’autres possibilités !!
Parce qu’une protection peut devenir une prison lorsqu’elle reste notre seule manière de faire face.
23/09/2026
18/09/2026
Vous faites une erreur. Avant même de penser à la corriger… qu’est-ce que vous vous dites ?
Chez certaines personnes, ça va très vite :
« J’aurais dû savoir. »
« Quel(le) c...(e)»
« Je fais toujours ça. »…….
En quelques secondes, on est passé d’un fait assez banal (s’être trompé) à quelque chose qui ressemble beaucoup plus à un jugement sur soi.
Et ça, c’est intéressant. Parce que tout le monde n’a pas appris à vivre l’erreur de la mm manière.
Si, pendant longtemps, se tromper signifiait être repris sèchement, ridiculisé, comparé, décevoir qqun ou perdre un peu de reconnaissance, le cerveau peut finir par associer l’erreur à bien davantage qu’un simple mauvais choix.
Elle devient une petite menace.
Alors on se justifie très vite. On rumine. On vérifie 10 fois. On supporte mal d’être corrigé. Ou on évite certaines choses tant qu’on n’est pas presque certain de les réussir.
De l’extérieur, on appelle parfois ça du perfectionnisme.
De l’intérieur, ça ressemble souvent davantage à : « je préfère être irréprochable plutôt que ressentir à nouveau ce qui se passe quand je ne le suis pas. »
C’est aussi pour ça que dire à qqun « mais ce n’est pas grave de se tromper » ne suffit pas toujours.
Intellectuellement, la personne le sait probablement déjà.
Ce qui réagit, lui, a parfois appris autre chose depuis longtemps.
Et puis il y a une habitude assez cruelle : utiliser l’autocritique comme méthode de correction.
Comme si se traiter d’idiot allait mystérieusement améliorer la mémoire, le jugement ou la prochaine décision. (Jusqu’ici, le cerveau n’a pas l’air particulièrement sensible à cette pédagogie 🙂)
On peut reconnaître qu’on s’est trompé. Réparer quand c’est nécessaire. Comprendre ce qu’on aurait pu faire autrement.
Sans faire de l’erreur un résumé de soi-même.
« Je me suis trompé.e » est une information.
« Je suis incapable » est déjà une histoire qu’on vient d’ajouter.
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