Les Écrits de NLk

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Les histoires, les poèmes, romans, conseils

16/10/2026

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Ali était un gars bien, ses intentions n'étaient pas mal placées, même s'il ne pouvait m'empêcher de suivre mes désirs.

Ali : Ce n'est pas ma responsabilité, mais je suis là pour t'aider.

Axel : Oui, je compte sur toi.

Aussitôt, mon ami se met en action.

____________

Ali : Bonjour, beauté ! dit-il d'un air sérieux.

Lina : Que puis-je faire pour toi ? demanda-t-elle en ajustant ses cheveux lisses, qui brillaient sous la lumière.

Ali : Détends-toi, c'est au sujet d'un ami.

Lina : Et en quoi cela me concerne-t-il ? répondit-elle en scrutant Ali de haut en bas.

Ali : En réalité, il aurait souhaité que tu sois...

Lina l'interrompt, impétueuse.

Lina : N’avait-il pas sa propre voix ?

Ali : Eh bien, tu sais, c'est un gars timide, et...

Lina : Dis-lui que je l'invite à une soirée...

Ali : C'est toi qui l'invites ou lui ?

Lina : C'est moi.

_________

Je restai un moment seul, rêvant de ma destinée, voyant enfin la chance me sourire.
Après quelques instants, Ali revient, avec un large sourire aux lèvres.

Ali : Mon gars, tu as de la chance !

Axel : Wow, elle a répondu comment ?

Ali : Pas grand-chose, elle veut t'inviter à une soirée.

Axel : formidable, et c'est tout ?

_______

Ce matin, à mon réveil, on m’a remis une
lettre de lina. Elle m’invitait ,
en s’excusant de la liberté grande ; elle ne me
faisait d’ailleurs aucune communication relative à
mes intérêts. J’ai mal auguré de cette réserve.
En attendant l’heure fixée, je vais contacter maman pour quelques conseils.

Axel : mère, je vais essayer de demander la main d'une fille aujourd'hui.

Maman : ce qui compte pour la famille, ce n'est ni son visage, ni sa réponse, mais ce qu'elle deviendra.
pour l'instant vous, vous ne connaissez pas.
Tu es libre de faire ton choix, mais elle devrait être celle-là qu'on cherche depuis.

Axel : cette fois, c'est la bonne. ciao maman !

~~~~~~• Je m'apprête à m'envoler vers le lieu désigné, prenant ma moto avec l'impatience d'un cœur en émoi. Après un instant, j'entre dans ce restaurant enchanteur, un sanctuaire où j'espère retrouver Lina, douce et apaisante. Croyez-moi, elle n'est pas une fille comme les autres ; elle est d'une beauté éblouissante.

Pourtant, ma timidité m’enveloppe. Ce voile de réserve m’empêche de m’exprimer librement devant cette muse.

Axel : Bonjour...

Lina : Bonjour, ça roule ?

Axel : Oui, je...

Lina : On t'appelle déjà comment ?

Axel : Moi, c'est Axel, et toi, je suppose que c'est Lina...

Lina : Wouah, tu prends quoi ?

Axel : Juste un poisson, et du jus frais.

Lina : C’est tout ?

Axel : J’aurais voulu ne rien prendre...

À cet instant, elle se rapproche de moi, et son souffle effleure mon cœur.
Sa présence dissipe un peu ma timidité, mais j’éprouve une légère honte à franchir l’espace qui nous sépare.

Lina : Alors, que disais-tu à Ali à propos de moi ?

Axel : En vérité, je crois que je suis tombé amoureux de toi, et j’aimerais t'inviter à partager ma vie... Si tu m’en donnes l’occasion, je serai celui qui prendra soin de ton bonheur.

Lina : Tu fais quoi dans la vie ?

Axel : Pour l’instant, je me consacre aux études, mais j’imagine un avenir radieux.

Lina : Je retiens alors quoi ?

Axel : Que je t’aime tout simplement, et que je suis prêt à affronter tous les risques pour notre bonheur...

16/10/2026

🔮 L'AMOUR SOUS L'EMPRISE DES TÉNÈBRES

📖 PISODE 04

❤️ Genre : Romance • Drame • Mystère
✍️ Auteur : Nev
📚 Les Écrits de Nlk

« Peut-on construire un avenir heureux avec la personne qu'on aime lorsqu'on découvre que le passé de nos familles pourrait tout bouleverser ? »

━━━━

Le soleil s'était levé depuis quelques heures lorsque Naïra quitta sa chambre.

Elle avait mal dormi. Les événements des derniers jours continuaient de la troubler, mais elle avait pris une décision : elle ne laisserait pas la peur gouverner toute son existence.

Elle voulait des réponses, certes, mais elle voulait également préserver ce qu'elle avait de plus précieux.

Kévin.

Assise à la table du petit-déjeuner, elle prit son téléphone et relut quelques anciens messages de son fiancé. Malgré ses inquiétudes, un sourire finit par apparaître sur ses lèvres.

Elle se souvenait encore de leur première rencontre, de leurs petites disputes, de leurs réconciliations et de cette manière qu'avait Kévin de la faire rire même lorsqu'elle était de mauvaise humeur.

Elle ne voulait pas que les secrets de leurs familles leur volent ces souvenirs.

Son téléphone sonna.

— Bonjour, madame ma future épouse !

Naïra éclata de rire.

— Tu n'as donc rien de mieux à faire que de m'appeler pour me rappeler que je vais porter ton nom ?

— Absolument rien ! Je dois m'entraîner dès maintenant. Il faut que je m'habitue à t'entendre répondre lorsque je t'appellerai ma femme.

— Tu es vraiment insupportable !

— Mais tu m'aimes.

Naïra sourit davantage.

— Malheureusement pour moi, oui !

Kévin rit à son tour.

Pendant quelques instants, les inquiétudes de Naïra s'effacèrent.

— Au fait, reprit-il, j'aimerais qu'on passe la journée ensemble. Rien de compliqué. Juste toi, moi et un peu de tranquillité.

— Tu comptes m'emmener où ?

— C'est une surprise.

— Kévin !

— Naïra !

— Tu sais que je déteste les surprises !

— C'est faux. Tu détestes les mauvaises surprises. Les bonnes, tu les racontes pendant des semaines.

Elle secoua la tête en riant.

— D'accord, monsieur le mystérieux. Je te laisse organiser ta journée.

Avant de raccrocher, Kévin ajouta tendrement :

— Je t'aime, Naïra. Ne l'oublie jamais.

Son sourire s'adoucit.

— Moi aussi, je t'aime.

Lorsqu'elle posa son téléphone, elle se sentit un peu plus légère.

Elle savait que des questions demeuraient sans réponse. Mais, pour une fois, elle avait envie de profiter de la journée sans chercher à comprendre chaque détail.

Après tout, elle avait le droit d'être heureuse.

Même au milieu des incertitudes.

En fin de matinée, Kévin emmena Naïra dans un petit restaurant situé près d'un cours d'eau.

Le cadre était paisible. Quelques tables étaient installées sous des parasols, et le bruit de l'eau se mêlait aux conversations des clients.

Dès qu'ils s'installèrent, Naïra observa son fiancé avec méfiance.

— Pourquoi ai-je l'impression que tu prépares quelque chose ?

Kévin posa une main sur sa poitrine, feignant l'indignation.

— Moi ? Préparer quelque chose ? Tu me prends pour qui ?

— Pour Kévin. Et je te connais très bien !

Il éclata de rire.

— Bon, d'accord. J'avoue que j'ai une petite idée derrière la tête.

— Je le savais !

Il lui prit la main par-dessus la table.

— Je voulais simplement te rappeler pourquoi je t'ai choisie.

Naïra cessa de sourire.

Son regard se posa sur leurs mains entrelacées.

— Tu n'as pas besoin de faire tout cela pour me le rappeler.

— Peut-être. Mais parfois, les choses les plus importantes méritent qu'on prenne le temps de les redire.

Il marqua une pause avant de poursuivre :

— Depuis que tu es entrée dans ma vie, j'ai compris que l'amour n'était pas seulement une question de beaux moments. C'est aussi la volonté de rester présent lorsque les choses deviennent difficiles.

Naïra sentit son cœur se serrer doucement.

— Kévin…

— Laisse-moi terminer, mon amour.

Il caressa ses doigts du pouce.

— Je sais que ma mère t'a blessée. Je sais aussi que mes silences t'ont donné des raisons de douter. Je ne peux pas te promettre que je possède toutes les réponses, parce que ce serait te mentir. Mais je peux te promettre de ne pas fuir les questions simplement parce qu'elles me font peur.

Naïra baissa les yeux.

Ces paroles lui faisaient du bien, mais elles lui rappelaient également tout ce qui demeurait dans l'ombre.

— Je ne veux pas que tu te retrouves au milieu d'un conflit à cause de moi, murmura-t-elle.

Kévin fronça légèrement les sourcils.

— Pourquoi serais-tu responsable des secrets de ma famille ?

— Parce que ta mère semble me considérer comme une menace.

— C'est à elle de m'expliquer ses raisons, pas à toi de te sentir coupable.

Il se pencha légèrement vers elle.

— Écoute-moi bien. Je ne veux pas que tu passes tes journées à essayer de mériter une place dans ma vie. Tu l'as déjà, Naïra. Et personne ne peut décider à ma place de la personne que j'ai le droit d'aimer.

Les yeux de la jeune femme s'humidifièrent.

Elle détourna brièvement le visage pour cacher son émotion.

Kévin se leva, contourna la table et s'assit près d'elle.

— Hé… regarde-moi.

Elle tourna la tête.

— Je suis désolée, murmura-t-elle. Je crois que toute cette histoire me fatigue plus que je ne voulais l'admettre.

Il essuya doucement une larme sur sa joue.

— Alors, aujourd'hui, nous allons nous accorder une pause. Pas de questions difficiles, pas de discussions sur les secrets familiaux. Nous allons simplement profiter de notre journée.

Naïra esquissa un sourire.

— Et demain ?

— Demain, nous reprendrons nos recherches.

— Tu es sûr ?

— Absolument. Mais aujourd'hui, je veux voir ma fiancée sourire.

Elle posa sa tête contre son épaule.

— Je t'aime, Kévin.

Il déposa un ba**er sur son front.

— Et moi, je t'aime davantage chaque jour.

Pour la première fois depuis plusieurs nuits, Naïra sentit son cœur retrouver un peu de paix.

Leur avenir restait incertain, mais leur amour, lui, n'avait pas disparu.

Et c'était déjà beaucoup.

Pendant ce temps, dans sa maison de Mavula, Mado préparait une infusion lorsque Bako entra dans la pièce.

Il avait passé une nuit agitée. La conversation de la veille continuait de tourner dans son esprit.

Il s'assit en face de la vieille femme.

— Maman Mado, j'aimerais vous poser une question.

Elle leva les yeux de sa tasse.

— Tu peux parler.

Bako hésita.

— Est-ce que Naïra est réellement en danger ?

Mado posa lentement sa tasse sur la table.

— Pourquoi me demandes-tu cela ?

— Parce que je vois bien que vous avez peur. Et je ne vous ai jamais vue aussi inquiète.

La vieille femme soupira.

— Naïra n'est pas notre ennemie, Bako. Elle n'a rien demandé de tout cela.

— Alors pourquoi tout le monde semble-t-il la regarder comme si sa naissance était une faute ?

Mado resta silencieuse.

La question était simple, mais la réponse exigeait d'ouvrir une porte que beaucoup avaient passé leur vie à maintenir fermée.

— Parce que les adultes commettent parfois des erreurs, répondit-elle enfin, et qu'au lieu de les reconnaître, ils préfèrent laisser leurs enfants en porter les conséquences.

Bako baissa les yeux.

— Vous parlez de ce qui s'est passé autrefois ?

Mado acquiesça lentement.

— Oui.

— Cette jeune femme… celle dont vous m'avez parlé. Pourquoi personne ne raconte-t-il son histoire ?

Le visage de Mado s'assombrit.

— Parce que ceux qui connaissent cette histoire ne sont pas tous prêts à reconnaître leur part de responsabilité.

Elle se leva et se dirigea vers la fenêtre.

— Autrefois, une jeune femme a été sacrifiée par les siens au nom d'une vengeance et d'un pouvoir qu'ils pensaient pouvoir contrôler. Ils ont cru que son malheur leur permettrait de régler leurs différends.

Sa voix se brisa légèrement.

— Mais ils ont oublié qu'une vie humaine n'est pas une monnaie que l'on échange pour obtenir ce que l'on désire.

Bako l'écoutait sans l'interrompre.

— Et la malédiction ? demanda-t-il finalement.

Mado se retourna.

— Je ne sais pas encore jusqu'où elle ira. Mais je sais que les descendants ne devraient pas avoir à payer éternellement pour les fautes de leurs ancêtres.

Elle revint s'asseoir.

— C'est pour cela que nous devons agir avec prudence. Naïra mérite de connaître la vérité, mais elle mérite aussi qu'on lui laisse le temps de la comprendre.

Bako hocha lentement la tête.

— Et Kévin ?

— Lui aussi devra faire face à son histoire familiale.

Il resta pensif quelques instants.

— Vous pensez qu'ils pourront être heureux malgré tout ?

Mado esquissa un sourire triste.

— Je l'espère. L'amour ne répare pas toujours les blessures du passé, Bako. Mais il peut donner aux vivants la force de ne pas reproduire les mêmes erreurs.

Le jeune homme observa la vieille femme.

Pour la première fois, il comprit que Mado ne cherchait pas seulement à empêcher une catastrophe.

Elle voulait aussi éviter qu'une ancienne injustice se transforme en une nouvelle.

Et cela changeait tout.

À Mavula, Maman Sélène s'était installée dans la cour de sa maison.

Devant elle, une tasse de thé refroidissait lentement.

Depuis l'appel de son fils, elle n'arrivait pas à trouver la paix. Elle savait que Kévin ne renoncerait pas facilement à Naïra. Plus elle tenterait de les éloigner, plus il chercherait à comprendre pourquoi.

Elle finit par sortir la vieille photographie de la jeune femme vêtue de blanc.

Cette fois, elle ne la regarda pas comme une ennemie.

Elle la contempla comme on regarde le visage d'une personne à qui l'on doit des excuses depuis trop longtemps.

— Si seulement les choses avaient été différentes…

Elle caressa doucement le bord de la photographie.

— Peut-être que nos enfants n'auraient pas à subir les conséquences de nos fautes.

Un souvenir lui revint : les voix élevées des adultes, les disputes entre les familles, la peur qui se lisait sur certains visages et cette terrible décision que personne n'avait voulu remettre en question.

Elle était plus jeune, à l'époque.

Elle n'avait pas pris part à tous les événements, mais elle avait grandi avec leurs conséquences. Au fil des années, elle avait appris à se taire, convaincue que le silence protégerait ceux qu'elle aimait.

Aujourd'hui, elle commençait à comprendre que ce silence avait peut-être fait davantage de mal que de bien.

Son téléphone sonna.

Kévin.

Elle décrocha aussitôt.

— Mon fils…

— Bonjour, maman. Comment vas-tu ?

La simplicité de cette question lui fit monter les larmes aux yeux.

— Je vais bien. Et toi ?

— Je vais bien aussi. Je voulais prendre de tes nouvelles.

Sélène ferma les yeux.

Malgré leurs désaccords, son fils continuait de l'appeler. Il ne l'avait pas rejetée. Il ne lui avait pas fermé la porte.

Et pourtant, elle avait peur de perdre sa confiance le jour où il découvrirait tout.

— Kévin, dit-elle doucement, je sais que tu m'en veux.

— Je ne veux pas passer mon temps à t'en vouloir, maman. Je veux simplement comprendre.

Elle serra la photographie contre elle.

— Je sais.

— Je ne te demande pas de me raconter toute l'histoire aujourd'hui. Mais, s'il te plaît, ne me demande plus d'abandonner Naïra sans même m'expliquer pourquoi.

Sélène sentit sa gorge se nouer.

Elle aurait voulu lui dire que son amour était sincère, que ses intentions n'avaient jamais été aussi simples qu'il le croyait et que certaines vérités lui faisaient peur depuis des années.

Mais les mots restèrent bloqués.

— Je t'aime, mon fils, murmura-t-elle.

— Moi aussi, maman.

Après un bref silence, Kévin ajouta :

— J'espère qu'un jour, nous pourrons parler calmement de tout cela.

Sélène regarda le ciel.

— Moi aussi, mon fils. Moi aussi.

Lorsqu'elle raccrocha, elle resta longtemps immobile.

Puis elle rangea la photographie dans la boîte.

Elle n'était pas encore prête à tout révéler.

Mais, pour la première fois, elle se demanda si le moment de parler n'était pas arrivé plus tôt qu'elle ne l'avait prévu.

Le soleil commençait à descendre lorsque Kévin raccompagna Naïra chez elle.

Ils avaient marché, ri, partagé un repas et parlé de leurs projets. Ils avaient même commencé à discuter de la cérémonie de mariage, ce qui avait permis à Naïra de retrouver son enthousiasme.

Devant le portail, elle se tourna vers lui.

— Merci pour aujourd'hui.

Kévin fit mine de réfléchir.

— C'est tout ?

Elle sourit.

— Qu'est-ce que tu veux de plus ?

— Au moins un compliment sur mon organisation exceptionnelle.

Naïra éclata de rire.

— Ton organisation est catastrophique. Tu m'as fait attendre vingt minutes ce matin !

— Les grands hommes ont parfois besoin de temps pour préparer de grandes choses.

— Et les grandes femmes ont parfois besoin de patience pour supporter les grands hommes !

Ils rirent ensemble.

Puis le silence s'installa, doux et familier.

Naïra prit la main de Kévin.

— Je sais que nous avons des difficultés en ce moment. Mais je veux que tu saches une chose : je ne te demande pas d'être parfait. Je te demande simplement d'être honnête avec moi.

Il acquiesça.

— Je vais faire de mon mieux.

— Et moi, je vais essayer de ne pas laisser mes peurs décider à ma place.

Kévin sourit.

— Voilà un accord qui me plaît.

Elle se rapprocha de lui et l'embrassa tendrement.

Lorsqu'ils se séparèrent, il posa son front contre le sien.

— Repose-toi bien, mon amour.

— Toi aussi. Et n'oublie pas de m'appeler demain.

— Même si je n'ai rien à dire ?

— Surtout si tu n'as rien à dire !

Il éclata de rire.

— À demain, ma future épouse.

— À demain, mon futur mari.

Kévin s'éloigna enfin.

Naïra le regarda partir avant de rentrer chez elle.

Elle savait que tout n'était pas réglé. Elle savait aussi que certaines conversations seraient difficiles et que la vérité pourrait faire mal.

Mais elle avait compris une chose essentielle : elle n'avait pas besoin de résoudre tous les problèmes en une seule journée.

Parfois, il fallait simplement reprendre son souffle, se rappeler pourquoi on aimait quelqu'un et trouver le courage d'affronter le lendemain.

Ce soir-là, Naïra s'endormit avec un sourire discret.

Pour la première fois depuis longtemps, elle ne chercha pas à comprendre son rêve avant même de fermer les yeux.

Elle voulait simplement dormir.

Et laisser le lendemain venir à elle.

🖤 Le lendemain, Naïra comptait reprendre ses recherches sur ses origines. Kévin, de son côté, avait décidé de commencer par la seule personne susceptible de lui donner des réponses : sa mère.

À Mavula, Sélène savait qu'elle ne pourrait pas éternellement repousser cette conversation.

Quant à Mado et Bako, ils s'accordaient sur une chose : les descendants ne devaient pas payer le prix d'une vengeance qu'ils n'avaient pas choisie.

Le passé demeurait douloureux.

Mais, pour la première fois, certains semblaient prêts à envisager une autre voie que le silence.

Et si le véritable combat n'était pas de vaincre une malédiction, mais d'empêcher les erreurs des ancêtres de se répéter ?

À suivre...🖤

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15/10/2026

L'AMOUR SOUS L'EMPRISE DES TÉNÈBRES

📖 ÉPISODE 03

❤️ Genre : Romance • Drame • Mystère
✍️ Auter : Ne
📚 Les Écrits de Nlk

🔮 À quelques kilomètres de la maison de Sélène, dans une habitation dissimulée derrière une végétation dense, la vieille femme était assise devant un petit feu.

Son nom était Mado.

Cela faisait des années qu'elle avait quitté Mavula, jurant de ne plus jamais se mêler aux affaires de cette famille.

Pourtant, elle était revenue.

Et elle savait que son retour aurait des conséquences.

Devant elle reposait un petit sachet de tissu noué par une corde rouge.

Mado ne le touchait pas.

Elle fixait simplement les flammes.

— Le pacte se fissure, murmura-t-elle. Mais les vivants ignorent encore ce que les morts réclament.

Un bruit se fit entendre derrière la porte.

Elle ne se retourna pas.

— Entre.

La porte s'ouvrit lentement.

Un jeune homme entra. Il devait avoir une trentaine d'années. Son visage était marqué par la fatigue et son regard trahissait une inquiétude profonde.

— Maman Mado, vous m'avez fait appeler ?

La vieille femme leva les yeux vers lui.

— Assieds-toi, Bako.

Le jeune homme obéit.

Mado observa longuement son visage avant de poser une question inattendue :

— Sais-tu pourquoi certaines familles préfèrent transmettre une fortune plutôt que la vérité ?

Bako fronça les sourcils.

— Parce qu'elles ont peur de perdre ce qu'elles possèdent ?

— Non. Parce qu'elles savent que certaines vérités valent plus cher que toute leur richesse.

Elle rapprocha le sachet de tissu du feu, sans le jeter dans les flammes.

— Il y a des années, une vie a été prise au nom d'un pacte. Ceux qui ont participé à cet acte ont cru qu'ils pourraient effacer leur faute en gardant le silence.

Mado secoua lentement la tête.

— Mais le silence ne détruit pas les dettes. Il les transmet.

Bako déglutit.

— Pourquoi me racontez-vous cela aujourd'hui ?

La vieille femme tourna son regard vers la fenêtre.

Au loin, le ciel s'assombrissait déjà.

— Parce qu'une jeune femme vient de se fiancer à l'homme qu'elle aime. Et parce que leur union pourrait réveiller une histoire que nos anciens ont enterrée avec leurs morts.

Bako se leva brusquement.

— Vous parlez de Naïra ?

Mado ne répondit pas immédiatement.

Elle le regarda avec une gravité qui le fit frissonner.

— Tu connais son nom ?

Le jeune homme comprit qu'il venait de commettre une erreur.

Il détourna les yeux.

Mado se leva à son tour.

— Bako, regarde-moi.

Il obéit difficilement.

— Depuis quand sais-tu quelque chose sur cette fille ?

Il resta silencieux.

La vieille femme s'approcha de lui.

— Si tu as des informations que tu me caches, tu dois comprendre une chose : cette histoire ne concerne plus seulement les morts. Elle menace désormais les vivants.

Bako serra les poings.

— Je ne voulais pas que cela recommence.

— Alors tu aurais dû parler plus tôt.

Il releva brusquement la tête.

— Et si parler faisait mourir quelqu'un ?

Mado se figea.

Le crépitement du feu fut le seul bruit dans la pièce.

Puis elle murmura :

— Quelqu'un est déjà mort pour que ce secret demeure enterré.

Elle se détourna de lui.

— Et si nous ne faisons rien, d'autres paieront à leur tour.

Bako baissa les yeux.

Il était trop t**d pour prétendre qu'il ne savait rien.

Mais il n'était pas encore prêt à révéler ce qu'il avait découvert.

Dans la ville, Naïra et Kévin avaient décidé de sortir prendre l'air.

Ils marchaient côte à côte dans un petit jardin public, leurs doigts entrelacés.

Kévin faisait de son mieux pour lui changer les idées.

— Quand nous serons mariés, je veux une grande maison avec un jardin.

Naïra tourna la tête vers lui.

— Un grand jardin ? Pour quoi faire ?

— Pour que tu puisses y planter toutes les fleurs que tu voudras.

Elle sourit.

— Et si je décide de planter uniquement des épines ?

— Je les arroserai quand même.

Elle éclata de rire.

Pendant quelques instants, ils retrouvèrent leur complicité habituelle.

Naïra s'arrêta près d'un banc.

— Kévin ?

— Oui, mon amour ?

— Si un jour tu devais choisir entre ta famille et moi, que ferais-tu ?

Le sourire de Kévin disparut.

Il la regarda longuement.

— Pourquoi me poses-tu cette question ?

— Parce que j'ai l'impression que nous sommes déjà en train de nous battre contre quelque chose que je ne connais pas.

Il s'approcha d'elle.

— Je ne veux pas avoir à choisir entre les personnes que j'aime. Mais je ne permettrai à personne de décider à ma place avec qui je dois construire ma vie.

Naïra baissa les yeux.

— Même si cette personne est ta mère ?

La question resta suspendue entre eux.

Kévin prit doucement son menton pour qu'elle le regarde.

— Même si c'est ma mère.

Naïra sentit une vague d'émotion l'envahir.

Elle se blottit contre lui.

— Je ne veux pas être la cause d'une guerre entre vous.

— Tu n'es la cause de rien, Naïra. Les secrets de ma famille existaient bien avant toi.

Il marqua une pause.

— Et je refuse de te laisser porter seule un poids dont tu ignores même l'origine.

Elle leva les yeux vers lui.

— Tu me le promets ?

— Je te le promets.

Il l'embrassa doucement.

Pourtant, à quelques mètres d'eux, une femme vêtue d'un long pagne sombre les observait.

Elle ne souriait pas.

Son regard était fixé sur la main de Naïra, précisément sur la bague de fiançailles.

Lorsqu'un passant traversa son champ de vision, elle disparut.

Naïra se détacha soudain de Kévin.

— Tu as vu cette femme ?

Il regarda autour de lui.

— Quelle femme ?

— Celle qui se tenait près de l'arbre. Elle nous observait.

Kévin scruta les alentours.

Le jardin semblait parfaitement ordinaire.

— Je ne vois personne, mon amour.

Naïra sentit son cœur accélérer.

— Je t'assure qu'elle était là.

Kévin lui caressa la joue.

— Nous avons tous les deux très peu dormi. Rentrons, d'accord ?

Elle acquiesça.

Ils reprirent le chemin de la sortie.

Mais, derrière eux, sur le banc qu'ils venaient de quitter, un petit objet reposait près d'une latte de bois.

Un morceau de tissu blanc.

Naïra ne le remarqua pas.

Kévin non plus.

Seul le vent semblait savoir comment il était arrivé là.

Cette nuit-là, Naïra rêva de nouveau.

Elle se trouvait dans la forêt.

L'arbre immense se dressait devant elle, ses racines plongeant dans une terre noire et humide.

Au loin, une femme chantait doucement dans une langue qu'elle ne comprenait pas.

Naïra avança.

— Qui est là ?

Le chant s'interrompit.

Une silhouette apparut derrière le tronc.

C'était la jeune femme vêtue de blanc.

Son visage ressemblait au sien, mais ses yeux étaient remplis d'une tristesse ancienne.

— Tu es revenue, murmura-t-elle.

Naïra sentit ses jambes trembler.

— Je ne suis jamais venue ici. Je ne sais même pas où nous sommes.

La jeune femme secoua la tête.

— Tu y es venue bien avant de pouvoir t'en souvenir.

— Qui es-tu ?

La silhouette s'approcha.

— Une vérité que l'on a enterrée.

Naïra recula d'un pas.

— Je ne comprends pas.

La jeune femme leva sa main droite.

Dans sa paume reposait une bague ancienne, semblable à celle que Kévin avait offerte à Naïra, mais dont la pierre était noire.

— Ce que tu portes au doigt est une promesse, dit-elle. Mais toutes les promesses ne sont pas faites pour être tenues.

Naïra regarda sa propre main.

Sa bague de fiançailles semblait soudain brûlante.

Elle essaya de la retirer, mais l'anneau ne bougea pas.

— Qu'est-ce qui m'arrive ?

La jeune femme se mit à pleurer.

— Le sang se souvient.

Un grondement secoua la forêt.

Derrière elles, une voix masculine retentit :

— Il est trop t**d !

Naïra se retourna.

Elle ne vit qu'une silhouette sans visage, debout devant l'arbre.

La jeune femme en blanc lui saisit le poignet.

— Écoute-moi bien ! Quand ils te raconteront notre histoire, ils te diront que nous étions des monstres. Ils te diront que nous avons mérité notre sort.

Ses doigts se resserrèrent.

— Ne crois pas la première personne qui te racontera la vérité. Même si elle porte le même sang que toi.

Naïra voulut poser une question.

Mais la jeune femme la repoussa soudain.

— Réveille-toi !

Un cri déchira la forêt.

Naïra ouvrit les yeux en sursaut.

Elle était dans sa chambre, trempée de sueur.

Son téléphone affichait trois heures dix-sept du matin.

Elle porta instinctivement sa main à son doigt.

La bague était toujours là.

Pourtant, une étrange sensation persistait dans sa paume, comme si quelqu'un venait réellement de lui serrer la main.

Elle alluma la lampe de chevet.

Puis elle remarqua quelque chose sur le sol, près de la porte.

Un petit morceau de tissu blanc.

Exactement comme celui qu'elle avait vu dans son rêve.

Naïra cessa de respirer pendant quelques secondes.

Elle se leva lentement et s'approcha de l'objet.

Ses doigts se refermèrent dessus.

Le tissu était froid.

Et une odeur étrange s'en dégageait, semblable à celle de la terre après une pluie abondante.

Son téléphone vibra.

Un nouveau message venait d'arriver.

Cette fois, il ne contenait qu'une seule phrase :

« Tu veux connaître la vérité sur ta naissance ? Alors, demain, demande à Maman Sélène pourquoi ta mère biologique a disparu. »

Naïra sentit ses jambes faiblir.

Sa mère biologique ?

Elle relut le message.

Puis une deuxième fois.

Sa mère était-elle réellement celle qu'elle avait toujours connue ?

Pourquoi un inconnu lui parlait-il de sa naissance ?

Et quel rapport pouvait-il y avoir entre sa famille, celle de Kévin et cette malédiction dont tout le monde semblait connaître l'existence, sauf elle ?

Elle porta une main tremblante à sa bouche.

— Non… C'est impossible…

Mais, au fond d'elle, une certitude commençait à prendre forme.

Sa vie entière reposait peut-être sur un secret qu'on lui avait caché depuis sa naissance.

Au village de Mavula, Maman Sélène se réveilla brutalement au milieu de la nuit.

Le miroir ancien venait de tomber de la table.

Il ne s'était pas brisé en mille morceaux.

Il s'était fendu en deux.

Sélène s'approcha, le souffle court.

Au milieu des éclats, une inscription qu'elle n'avait jamais vue auparavant apparaissait sur le revers du miroir.

Elle se pencha pour la lire.

Puis elle recula, horrifiée.

— Non… Ils ne doivent pas apprendre cela…

À cet instant, son téléphone vibra.

Un message provenait d'un numéro qu'elle n'avait pas enregistré.

« Elle a commencé à poser les bonnes questions. Tu as jusqu'à la prochaine pleine lune pour lui révéler la vérité. Après cela, ce ne sera plus toi qui décideras de ce qu'elle doit savoir. »

Sélène laissa tomber son téléphone.

Ses lèvres tremblèrent.

Puis, dans le silence de la maison, une voix de femme murmura derrière elle :

— Tu as eu des années pour réparer ta faute, Sélène.

Elle se retourna brusquement.

Personne.

Seulement le miroir brisé.

Et, dans l'un de ses éclats, le reflet d'une jeune femme vêtue de blanc.

Une jeune femme qui souriait.

À suivre… 🔮🖤

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